Pour la sixième année, je suis repartie, et me voilà, à Lyon sur le quai de la gare routière à attendre le bus.

Pas un banc pour s'asseoir, hormis dans la salle d'attente et le bus est en retard, très en retard.

On entend dire qu'il a été arrêté à Zurich pour vérification technique puis à Genève pour contrôle des voyageurs.

Rien à faire d'autre que de faire connaissance et ce sera avec un monsieur qui va, lui, au Portugal !

C'est sa première expérience en bus et sans doute la dernière.

Que valent 20 heures de bus contre 2 heures d'avion ?

Mon sac à dos, c'est tout ce que j'ai, celui que je vais porter durant 15 jours,

il pèse 6 kg et demi, on peut difficilement faire moins et c'est encore beaucoup !

ma coquille d'escargot ou ma carapace de tortue, comme on voudra.

L'un comme l'autre n'avancent guère vite… Mais ne dit-on pas :

Qui veut voyager loin, ménage sa monture ?

Tout compte fait, je préfère la tortue, c'est sans doute plus intelligent que l'escargot et, en tous cas, moins baveux !

 

Ah, le voilà, deux heures et demie de retard et, en effet, un pare-brise un peu fendu !

Maintenant il faut juste s'installer le plus confortablement possible,

il y en a pour 15 heures de voyage. Deux chauffeurs qui se relaient et des arrêts obligatoires.

ça permettra de se restaurer et de se dégourdir les jambes.

Il est 18 h 30, la nuit sera longue, très longue…

 

(pour la petite histoire, aux arrêts prévus le long du parcours, les gens ont aussi attendu ce car, quelquefois tard dans la nuit,

mais eux, personne ne les a prévenus, même pas un sms sur leur téléphone !

A quoi celà sert-il alors de donner ses coordonnées téléphoniques ? Bravo Eurolines !)

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