On était 7 dans le gîte dont une famille de polonais (pas les mêmes que précédemment) et j'ai retrouvé mes zigotos espagnols sympas, j'étais contente de les revoir. J'ai choisi de dormir avec eux et pas avec les polonais qui restaient en famille. Mais il n'y avait plus que les lits du haut dans le dortoir et franchement je n'avais aucune envie de monter là haut, trop peur de me casser la gueule quand en pleine nuit une petite envie de pipi m'aurait fait lever. De plus les barreaux en fer pour les pieds, c'est une vraie torture (pour l'avoir vécu!). Ils étaient tellement sympas que tous dirent qu'évidemment il était hors de question, vu mon âge (il faut bien que ça serve à quelque chose!) que je dorme en haut et l'un d'eux, le plus jeune, qui n'avait pas plus envie de dormir en l'air, m'a laissé sa place et à pris un matelas pour le poser par terre. N'étaient-ils pas adorables? Le plus âgé d'entre eux qui avait à peu près mon âge, prenait le temps de décorer son bâton (son bourdon) pendant qu'il marchait.

Il était prévu une visite guidée de la belle église de Santa Marta de Tera et en attendant, on aurait bien aimé aller boire quelque chose car il faut bien dire une chose: passer les après-midis dans le dortoir, ce n'est pas folichon. Point de bar dans ce village mais certains hommes ont pris l'habitude d'aller dans une salle de la commune pour jouer aux cartes l'après-midi vers 17 heures et bien sûr, ils accompagnent leurs jeux de boissons (café, vin, alcools, cannettes... Donc en fait, c'est un bar maquillé et "au noir". On en a profité et on a pu consommer  (pour moi un café). Bon, un monsieur un peu pompette nous a entrepris et surtout moi par son bavardage pénible et mes acolytes pèlerins ont décidé de notre départ.

L'église est de style roman disposé en forme de croix latine avec une seule nef divisée en trois sections. Des chapiteaux en pierre décorés bordent l'intérieur et une fenêtre oculus placée en hauteur permet à la structure de capter la lumière. Lors des équinoxes de printemps et d'automne, la lumière projetée arrive directement sur un chapiteau en pierre gravé du corps du christ

Le bâtiment a été construit au 10ème siècle dans le cadre d'un complexe monastique en activité jusqu'en 1523 et figure parmi les plus anciennes églises de la province de Zamora. Il a survécu au fil des siècles alors que les monastères, eux ont disparu.

De plus des phénomènes lumineux bizarres se produisent dans l'église même. Parfois,quand on filme la nef, ou d'autres parties, on peut voir des zébrures lumineuses, c'est curieux, sans doute un important magnétisme et de plus, comme souvent les églises sont construites sur des sources, j'ai pu expérimenter mes compétences de sourcier. Ce n'était pas du bluff, la baguette métallique que je tenais a tourné tandis que je marchais dans l'entrée intérieure de l'église (ça marche mieux encore avec du cuivre paraît-il).

L'extérieur présente de belles variétés de frises ainsi que les statues de St Jacques pèlerin et St Jean l'évangéliste (son frère).

(Quelques photos sont un peu floues, j'en suis désolée)

 

 

Sainte Marthe tient une feuille de palme dans sa main. C'est l'attribut des saints ayant subi le martyre.

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