Le 27 août 2026 : de Montamarta à Granja de Moreruela, 22,6 km
11 oct. 2026Après avoir pris mon petit déjeuner au gîte, les cafards ayant disparu avec le jour comme tout bon cafard sait le faire, je suis partie sans aucun regret de ce gite finalement bien décevant.
Le début de la longue marche, encore une fois, s’est fait sous le soleil mais très vite les nuages se sont imposés et la pluie m'a obligée à me vêtir avec mon poncho de secours acheté 2 euros dans un discount (j'avais aussi un parapluie et une veste légère de pluie décathlon) et que j'ai eu un mal fou à enfiler au-dessus de mon sac à dos à cause d'un vent violent qui fit aussi se retourner plusieurs fois mon parapluie et fort heureusement, sous des cataractes d'eau j'ai trouvé un bar ouvert à Riego del Camino à 6,5 km de ma destination. J'avais faim et ai mangé ce que j'ai trouvé, c'est à dire un "perrito caliente" (chien chaud) dont la sauce m'emportait la bouche. La jeune femme était plutôt sympathique et les gens du cru souriants. Je suis repartie donc rassasiée sous la pluie qui petit à petit s'est apaisée.
Départ de Montamarta.
Un petit mot sur Montamarta : vers 1500, ce bourg était une localité prospère grâce au monastère de San Jeronimos. Quant à l'église paroissiale, elle subit un étrange destin. Située trop proche de la rivière et pour des raisons de salubrité, elle fut déplacée en 1727. Reconstruites en trop petite dimension, elle ne pouvait accueillir tous les habitants du village.
Sur la place de l'église, une statue de Ricardo Gago Aparicio représente le Zangarron, personnage folklorique de carnaval qui apparaît le jour de l'an et de l'épiphanie. Il porte un masque de liège coloré, des oreilles de lièvre et des feuilles de papier de couleur sur la tête. Trois clochettes dans son dos signalent son passage quand il marche dans la rue à la recherche de ses étrennes. Il ne faut pas se faire attraper sinon on doit lui donner quelque chose. Il adore poursuivre les jeunes hommes célibataires en brandissant son trident.
Ermita Santa Maria del Castillo. On verra qu'on en rencontre partout de ces petites chapelles.
Les Rios sont à sec et le lac de barrage de Ricobayo peu fourni.
Arroyo à sec mais bien humide comme en témoigne l'herbe bien verte.
Repos de quelques minutes sur un banc bienvenu.
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Ruines de Castrotorafe au bord de la rivière Esla est un village fortifié abandonné. Le pont de douze arches qui enjambait l'Esla et qui reliait le Portugal, la Galice et la Castille, s'est écroulé au 16ème siècle. Castrotorafe a appartenu aux chevaliers de l'ordre de Santiago jusqu'au 14ème siècle.
Arrivée à Granja de Moreruela.
Mon auberge était un dortoir où trois messieurs très sympathiques ont partagé les lieux. J'avais choisi, par mégarde un lit qui grinçait mais ils ne m'en ont pas tenu rigueur.
Un petit mot sur ces auberges qui se ressemblent à peu près toutes, privées comme publiques. Afin d'éviter les punaises de lit, le sol est carrelé, les lits en métal et les matelas recouverts d'une housse en plastique et on nous distribue, souvent pour 1 euro un drap de dessous et une taie d'oreiller en papier donc jetable. Dans cette région de l'Espagne, il y a des couvertures.
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J'ai pris le dîner dans un bar où l'ambiance très sonore semblait chaleureuse. Les messieurs au bar d'un côté, les dames de l'autre et tout le monde sirotait en refaisant sûrement le monde. Par contre là, à part le propriétaire, je fus superbement ignoré.
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