Samedi, oui, on était samedi alors que j'étais persuadée qu'on était dimanche. Donc j'avais acheté à manger un jour trop tôt. Le dimanche était mon jour redouté car avoir de la nourriture, c'est du poids et en plus on mange mal. Les bananes c'est pratique mais c'est très lourd. Il m'a donc fallu racheter dans le village qui précèdait Santa Marta de Tera ce qui m'a amenée plus tard à destination que ce que je pensais, traînant à la main mon petit sac en plastique. J'étais bien fatiguée, ça faisait quand même plusieurs jours que je faisais plus de 20 kilomètres. J'avais prévu de m'arrêter à Villanueva de las Peras mais la propriétaire du gîte fermait ce jour-là. J'ai compris pourquoi en passant dans le village, il y avait un mariage que j'ai un peu regardé. Puis je suis repartie afin d'aborder une bonne grosse côte sous un soleil de plomb qui m'a fait ouvrir mon parapluie anti UV. Mais il y avait du vent et il s'est plusieurs fois retourné. J'ai pensé qu'il faudrait que j'achète un vrai chapeau dès que possible. J'avais oublié mon chapeau de toile à la maison.

Petit à petit j'ai quitté les paysages de la Meseta et avancé au milieu des cistes et des chênes verts. On quittait la direction nord pour aller vers l'ouest.

Regard en arrière sur Tabara.

Encore de grandes lignes droites mais déjà un peu plus arborées sauf là où les incendies ont fait des ravages, malheureusement.

Il faisait chaud, j'étais à 11 kilomètres de l'arrivée. Cet abri-bus m'a accueillie. Je n'avais pas vu un seul pèlerin sur le chemin et d'un coup trois sont arrivés, des polonais! Ils sont repartis avant moi après avoir échangé un peu en anglais mais je les ai retrouvés, deux kilomètres plus loin, attablés au bar de Villanueva de las Peras. Moi, j'ai préféré aller voir cette église où des hommes, curieusement montés sur le toit, faisaient sonner les cloches à toutes volées pour le mariage.

Encore 9 kilomètres et cette grosse montée avant d'arriver à Santa Croya de Tera où j'ai juste eu le temps d'acheter à manger avant la fermeture du magasin. Dans les campagnes, ils ferment souvent à 14 ou 15h pour aller déjeuner et ne rouvrent que le lendemain. Donc, idem le samedi et rien jusqu'au lundi matin. Il y a intérêt à prévoir. Dans les villes c'est différent, les magasins sont ouverts le matin jusqu'à 15h puis rouvrent à 18h jusqu'à 21h environ, parfois 22h.

Enfin, Santa Marta de Tera et son église dont je reparlerai au prochain article.

 

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