J'ai dit au revoir à mes acolytes qui, eux allaient plus loin, c'est toujours un moment d'émotion de se séparer, même s'il y a un barrage de la langue, on partage des moments identiques.

Aujourd'hui c'était une randonnée assez courte. La veille je ne m'étais pas assez reposée, j'avais mal aux pieds, deux petites ampoules à gauche, sans gravité et le 4ème orteil du pied droit qui avait une fissure à la jointure avec la plante des pieds et douloureux à la marche. Je n'avais que de la crème solaire à mettre dessus, ce qui n'était déjà pas si mal car c'était gras.

Le paysage était plus varié, on avait quitté la Meseta. Il y avait beaucoup d'humidité avec des canaux d'irrigation partout et, dans les forêts, c'était envahi de moustiques harcelants. Tout le monde en ressortait avec moult boutons. Les jours suivants on voyait les gens se gratter!!! Assez rigolo mais détestable.

Les villages traversés étaient pareils à eux-mêmes, silencieux!

Je suis arrivée à la Casa Julia (la propriétaire ne s'appelait pas Julia) très tôt. Un gîte comme on en rêverait, il y avait tout, machine à laver gratuite, possibilité d'acheter des boissons avec une machine à sous (il ne me manquait que les sous!), des petits gâteaux et comme Julia était confiante, on mettait les pièces dans un panier, jusqu'à la petite pharmacie et une trousse à couture, ce qui m'a permis de percer mon ampoule et de désinfecter. Un peu de bétadine aussi sous l'orteil. Tout ça pour 35 euros, petit déjeuner compris. Le seul point négatif fut la totale solitude et donc l'ennui de l'après-midi car il n'y avait rien à voir dans le village, mais dans ce cas, on se couche tôt, ce que je fis. 

Départ de Santa Maria de Tera

La rivière Tera

Quelques mûres au passage pour se refaire une petite santé.

Les moustiques en moins, ça aurait été super.

Un canal d'irrigation.

Arrivée à Olleros et sa jolie église.

Ce mur composé de pierres de toutes les tailles a attiré mon regard

Au loin, les futures montagnes à franchir.

 

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