Le 14 mai 2026 : Encore un peu de Sélinonte et Marsala
25 juil. 2026/image%2F0654475%2F20260703%2Fob_41f52f_capture-d-ecran-2026-06-11-204510.png)
Texte : Edmond
Ces temples sont tellement beaux qu'il est difficile de faire un choix de photos. Le printemps ajoute des couleurs vives avec les fleurs disséminées à l'envie.
Pas trop de monde, il n'en sera pas de même l'après-midi... Les cars de touristes arrivent quand nous partons.
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L’après-midi est consacrée à la route vers Marsala (Marsa-Allah, port de Dieu pour les Arabes) à la pointe ouest de la Sicile, ce n’est pas très loin. La SS 115 traverse des oliveraies à perte de vue, on se croirait dans l’Andalousie de Jaen, et la ville de Mazara del Vallo, longtemps refuge des musulmans, et première ville tunisienne d’Europe, répand autour d’elle la lourde odeur amère des huileries. Après quoi c’est la vigne interminable dont on fait le célèbre Marsala. Quelle que soit la production des parcelles agricoles, elles sont près de la route jonchées de détritus abandonnés. Les faubourgs de Marsala sont aussi déprimants que les autres, mais la ville elle-même laisse une impression de prospérité (à condition de ne pas trop entrer dans les détails). Promenade maritime bordée d’immeubles qui pourraient être cannois, ville ancienne ceinturée de vieilles portes et ordonnée autour d’un quadrillage de rues piétonnes et de places harmonieuses. Partout des œnothèques. Dîner au restaurant Assud, spécialisé en cuisine du sud, qui défend contre la napolitaine la pizza de Trapani (même composition dans les deux cas, mais la « trapanaise » a quelque chose de plus riche, en effet). On remarque aussi depuis Sélinonte la présence sur les cartes de spécialités maghrébines : le « cos-cos » (couscous) est omniprésent.
Tous les Siciliens parlent fort, voire gueulent, mais dans ce restaurant nous avons pu observer un spécimen étonnant. Deux enfants d’une dizaine d’années dont les voix étaient à la fois enfantines et totalement gutturales ; elles portaient tellement qu’on les aurait cru dotés d’un amplificateur dans le larynx.
Voilà une autre réalité de la Sicile malheureusement.
Le petit reposoir côtoie les immondices.
Posidonies sur les rochers
A Marsala
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