On aperçoit le village de Sansol de loin. Sur ce tronçon, pas d'ombre et un bon soleil qui tape.

Sauf exception, il fera toujours environ 33 degrés en milieu de journée.

 

 

Arrivée à Sansol, village peu animé, je m'installe dans la chambre d'hôte retenue pour l'occasion

et après la douche rituelle, afin de ne pas périr d'ennui, je vais jusqu'au village voisin: Torres del Rio juste de l'autre côté du ruisseau.

Changement d'ambiance. Ici, au gîte, peut-être grâce à la piscine, des rires, du bruit provoqué par de joyeux italiens

(qui empêcheront tout le monde de dormir m'a-t-on dit)

J'en profite pour visiter l'église du St Sépulcre qui, à l'image de l'église d'Eunate que j'avais zappée, est construite sur un plan octogonal.

La voûte possède des nervures disposées en étoile et très certainement édifiée par les artistes mudéjars (musulmans espagnols de cette époque).

Au Moyen-Age, la lanterne du clocher, bien visible du chemin, guidait les pèlerins dans la nuit.

Pour la petite histoire, l'édifice était gardé par une dame d'âge certain qui arriva essoufflée et grognant après les pèlerins

qui attendaient gentiment devant la porte.

mais apparemment, ils lui faisaient des misères disait-elle.

Néanmoins elle accepta de me laisser rentrer gratuitement (1 euro l'entrée), je n'avais pas mon portefeuille avec moi.

 

Torres del Rio vu depuis Sansol

 

 

 

 

 

Sansol vu depuis Torres del Rio

Je n'avais pas de victuailles et fus donc obligée d'aller manger dans le seul bar du village, face à la télévision qui relatait la fin du Tour de France.

Le repas fut assez morose et franchement pas bien bon.

Dans ces régions, on n'arrête pas les cloches la nuit, et à minuit, les deux églises du village se répondant,

ce furent 24 coups (deux fois 12 coups), répétés deux fois

donc 48 coups, de quoi réveiller un mort !

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