Le 21 juillet 2017: d'Uterga au monastère cistérien Santa maria de José, 20,2 Km - 2
06 août 2017La partie suivante va nous rapprocher progressivement de l'autoroute
qu'on longera heureusement le plus souvent par des petits chemins qui nous la cacheront.
On la traversera cependant plusieurs fois par des tunnels. Par la suite, ce ne sera pas toujours le cas.
Une heure quinze plus tard, ma voilà à Mañeru (450 mètres d'altitude). les armoiries sur les maisons basques sont fréquentes:
chaque famille noble, riches bourgeois ou certains artisans ont le leur.


Une demi-heure plus tard, je suis en vue de Cirauqui, beau village sur son promontoire
au pied duquel poussent quelques vignes et culture de l'olivier.
L'autoroute, non loin ne l'a pas détruit.

A l'entrée du village, une porte médiévale avec, à son pied une stèle discoïdale de 1638 qui m'a intriguée et dont je n'ai trouvé aucune explication.



Eglise San Roman que je n'ai pu visiter: le gardien qui en sortait l'a fermée sous mon nez malgré mon regard suppliant. pas très accueillants, non ?

Même genre que la porte de l'église d'Obaños avec son arc lobé, façon mozarabique.

Après avoir mangé sur la place où une bonne boulangerie m'a approvisionnée, je quitte le bourg derrière un asiatique tel que je l'ai déjà décrit
c'est à dire couvert de la tête aux pieds. Celui-ci parle très peu anglais et ni espagnol, ni français.
Je les trouve bien courageux d'affronter la solitude pendant de longs mois.


Je continue le chemin puis le quitte pour rejoindre le couvent où je dois passer la nuit.
Arrivée à 14 h 30, je suis accueillie par un vieux monsieur handicapé que j'ai du mal à comprendre
car il a un reste de paralysie, consécutif, sûrement à une maladie primitive.
Il me faut attendre, à l'ombre heureusement car il fait très chaud, près de la chapelle que les sœurs se réveillent de la sieste,
leur prochaine célébration est à 15 h 30.
J'y assiste donc et enfin je suis conduite à mes appartements, modestes, mais où une bonne douche moderne me permet de me faire propre.
Le lit est juste un peu dur!
Puis j'assiste à leurs offices où, en dehors des psaumes et répons, règne le silence.
Evidemment, je ne comprends pas mais participerai aux vêpres à 17 h 30 et à la célébration du soir à 20 h 30.
Enfin le dîner que je partagerai avec les personnes qui font retraite et mon vieux monsieur.
Le repas n'a rien de glorieux, juste un peu tiède mais celà m'indiffère finalement
car les gens sont sympathiques. les sœurs, soumises au silence trappiste dîneront à part.
Le lendemain matin, je zappe les laudes à 5 h 30 et la messe de 7 h 00 car je veux partir plus tôt.
Les sœurs sont compréhensives et demandent à notre vieux monsieur de m'accompagner pour mon petit déjeuner.
Elles, elles ne mangeront qu'après la messe.
La religieuse responsable de l'accueil me fait la bise et je rejoins la chapelle où une autre none attend en prière l'heure de la messe.
On se fait un petit signe amical...
Et en silence, je quitte les lieux au moment où les cloches retentissent.
J'ai laissé un petit mot à l'entrée en remerciement de leur hospitalité... Pour 25 € tout compris. Là, au moins, pas de business.