Je n'avais pas envie d'avoir mal quelque part et j'ai donc pris un ibuprofène avant de partir. J'étais comme un petit oiseau qui vole en liberté pour cette étape, un peu longue peut-être mais sans difficulté. Le temps était nuageux et seules 3 ou 4 gouttes sont tombées. De belles pistes en terre et la voie romaine où on rencontre des bornes milliaires et des traces de constructions romaines.

Il fait son boulot, il aboie et je ne reste pas pour ne pas l'agacer.

Voilà le panneau qu'on voit souvent à l'approche d'un ruisseau, alors on se prépare au pire mais là, pas trop de problèmes, il y a des pierres.

Des chemins assez boueux, mais on s'habitue, enfin, on fait semblant.

Le chemin passe entre des propriétés, toujours un peu pareil.

Serait-ce une sorcière transformée en arbre ? Qui tendrait les bras pour essayer de s'envoler ?

Je l'appelle l'étang rouge

J'entre à Casas de San Antonio par un petit pont romain et je trouve rapidement le bar pour me prendre un bon café. J'y rencontre deux anglais qui viennent s'asseoir à ma table et... bien sûr on parle anglais. C'est très difficile de passer d'une langue à l'autre, le cerveau n'aime pas et les mots sortent n'importe comment. Qu'importe, on se comprend. Je crois d'ailleurs que l'un des deux anglais était celui que j'avais rencontré tout au début de mon parcours. L'un des deux s'appelait Mickael.

 

 

Ermita de Nostra Señora del Pilar de Casas de San Antonio. Construit au 18ème siècle. Il fut un lieu de pèlerinage pour les fidèles. C'est un lieu où ont lieu des célébrations interreligieuses mais aussi des concerts et des manifestations culturelles. Un musée avec des peintures sur la vie de Marie. Mais je n'avais pas le temps et d'ailleurs, c'était probablement fermé. C'est un vieux monsieur qui m'a indiqué très fier la présence de cet édifice, alors que je cherchais mon chemin.

 

Borne 28

Aux abords de la voie antique, les romains plaçaient ces bornes à intervalles réguliers de 2 à 4 mètres de hauteur. Chacune d'elle portait des inscriptions détaillant l'empereur qui avait ordonné la construction ou la rénovation de la route, l'identité ou la personne responsable des travaux et, surtout, comme c'était leur fonction principale, la distance entre la borne en question et la ville la plus proche. Cette distance était exprimée en Milles (milia passum) et chacun d'eux équivalait à 1000 double pas romain, soit environ 1481 mètres. Ces bornes datent du 1er au 4ème siècle pour la plupart (certaines bien rénovées). La borne ci-dessus porte le nom de borne du facteur car elle présente un creux où on pouvait laisser du courrier aux personnes qui vivaient non loin dans une ferme à 600 mètres. Le numéro 25 correspond bien à la distance en milles romain qui sépare de Merida par la voir romaine.

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