Saint Jacques de Compostelle le 02/04/2025 de Aljucén à Alcuezcar, 19,6 kilomètres
28 mai 2025
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Manger de la tortilla au petit déjeuner, ce n'est vraiment pas mon truc... Où est mon café au lait, tartine confiture et beurre? Je n'avais de ce fait aucun appétit mais il fallait se forcer.
Je n'avais pas passé une très bonne nuit avec des douleurs dans les jambes. Je ne buvais sans doute pas assez mais je n'ai pas souvent soif et là aussi, il fallait que je me force un peu.
Tout cela fut oublié tant le parcours était beau. On quittait la province de Badajoz pour rentrer dans celle de Cacerés. Beaucoup de portes à ouvrir et à refermer car ici on passe de propriétés en propriétés et les animaux sont présents partout, en liberté : chevaux et vaches avec taureaux et veaux. Des fleurs à foison : cistes à profusion, genêts à balais, c'est un enchantement. Alors, aujourd'hui vous aurez de la photo, j'ai trop de mal à trier !!!
Départ d'Aljucén face au soleil levant car le chemin ne va pas toujours plein nord.
On se perdait, on se retrouvait, on se reperdait...
Une légère sensation de vertige sur ces plots. Juste faire attention.
Voilà une flèche bien accompagnée.
Me voilà arrivée au couvent de la congrégation des esclaves de Marie et des pauvres. Quel titre compliqué qui n'est pas ce que l'on croit, Marie n'avait pas d'esclaves. Ce fut le système D pour faire sécher les petits vêtements une fois lavés. Je vous dévoile cette intimité car il fallait faire preuve d'imagination et les bâtons furent souvent d'un grand secours. Non, le jaune des chaussettes ce n'est pas de la saleté, simplement la terre ocre qui a laissé son empreinte. A force de se mouiller les pieds dans la boue ou les "arroyos", ça finit par laisser sa marque, malgré un frottage actif.
Dormir dans un monastère, c'est top. Dans ce cas, un "donativo" (donne ce que tu veux). On est toujours bien reçu. Heureusement chauffage dans les chambres car il faisait très frais. Ce soir-là nous ne serions que 3, les québécois et moi, la veille ils étaient 19. L'hospitalière, française de surcroît, mais ayant habité en Angleterre, avait pris ses fonctions la veille pour 15 jours, elle n'était pas payée, juste, chauffée, nourrie. Nous avons pris le dîner avec elle (simple mais fort bon quoique tellement abondant que je n'en ai pas pris la moitié), servi par un moine qui refusait complètement notre aide. Il préférait que nous nous reposions, délicate attention. Les espagnols se croient obligés de nous nourrir abondamment avec au moins trois morceaux de viande un peu trop cuits à mon goût plus des salades à gogo. Pas de drap pour la nuit, juste le drap du dessous et une taie d'oreiller, il me fallut utiliser mon sac à viande plus couverture des lieux. Ayant mal dormi avec douleurs la veille, je décidai de prendre un ibuprofène, qui me permit d'assurer une nuit plus douce.
Le moine qui nous avait servi nous a donné une petite photo après la messe : celle du Père Leocadio Galan Barrena (1910 - 1990) en voie de canonisation, issu de ce monastère. Pour le moment il a un miracle à son actif. Il en faut 2, espérons qu'il en fasse un très vite.
Le village le soir