La ville d'Emerita Augusta fut fondée en 25 Av JC par l'empereur Auguste pour les soldats méritants vétérans de sa campagne d'Espagne et devint la capitale de la province romaine de Lisutanie. (le terme "emeritus" signifie en latin "retiré, retraité" et se réfère aux soldats démobilisés avec honneur). Le site est bien placé au carrefour des axes Salamanque-Séville et Tolède-Lisbonne. l'approvisionnement en eau était assuré par des retenues situées au nord de la ville et reliées à la cité par un important réseau de distribution dont les aqueducs de San Lazaro et Los Milagros. Merida conserve donc un ensemble exceptionnel d'édifices romains qui témoignent de sa splendeur antique : le théâtre, l’amphithéâtre, un vaste cirque, des temples, un pont sur la rivière Guadiana et un aqueduc. Jusqu'à la chute de l'Empire romain d'Occident (fin du 5ème siècle), Merida fut un très grand centre sur les plans économique, juridique et culturel. Les wisigoths en firent leur capitale au 6ème siècle. La ville fut ensuite conquise en 713 par le chef arabe Musa. Il reste de cette domination maure l'Alcabaza, forteresse dont la construction fut achevée en 835.. En 1230, Merida fut reprise par les troupes chrétiennes. En 1983, le ville devint la capitale de la communauté autonome de l'Extrémadure.

En fait, je ne me suis pas du tout reposée, la seule différence était que je ne portais pas de sac à dos. Et tandis que mes compères canadiens étaient en recherche du Décathlon pour acheter les "espadrilles" de Madame, moi, je visitais et malgré un petit vent, le soleil tapait bien. Mais avant de partir en vadrouille, on m'a indiqué une petite laverie automatique qui m'a permis de laver tout mon linge et de le sécher de surcroît.

L'arrivée dans Merida se fait par le pont romain, piétonnier.

 Non loin, le pont moderne, routier.

 

Sur la rive des oies en liberté.

 

 

De l'autre côté, c'est déjà les restes romains qui s'affichent avec l'Alcabaza, forteresse qui se trouve au bord de la rivière sur la digue romaine. C'est un bastion défensif construit par Abd Al Rahman II en 835 pour étouffer l'agitation continuelle qui soulevait la population de la ville.

 

 

A l'intérieur se trouve un aljibe, c'est à dire un réservoir d'eaux pluviales y compris une citerne pour recueillir et filtrer la rivière.

 

Tour construite au 9ème siècle. A l'origine il y avait 3 étages avec des fonctions militaires et religieuses. A l'étage intermédiaire se trouvait une mosquée. On voit une coquille de marbre. Plusieurs documents du 14ème siècle témoignent de l'existence de cette mosquée.

 

Non loin de mon hôtel et c'est donc la première chose que j'ai visitée se trouvait la basilique Sainte Eulalie.

Elle est édifiée sur le site où s'élevait une antique basilique du 5ème siècle détruite par les almohades. L'ouvrage actuel est de style roman. Sous la basilique, on peut visiter la nécropole.

Sainte Eulalie est une vierge martyre née vers 290 et morte en 304. Elle fut condamnée à être brûlée vive pour avoir protesté du traitement barbare réservé aux chrétiens. Comme le supplice ne fonctionnait pas, elle eut la tête tranchée.

 

 

 

 

Ce qui est amusant aussi c'est de voir des romains (pour de vrai) se promener dans la rue... C'est une tradition de Merida. La photo m'a été donné par un pèlerin. Malheureusement, je ne les ai pas vus personnellement.

 

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