Saint Jacques de Compostelle 28/03/2025 : Fuente de Cantos à Zafra, 25 kilomètres
10 mai 2025/image%2F0654475%2F20250429%2Fob_6c376e_capture-d-ecran-2025-04-28-203126.png)
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Que j'ai bien dormi ! Pourtant le lit n'était pas bon mais je devais sûrement être bien fatiguée.
Quand le linge n'arrive pas à sécher, il faut le transporter encore mouillé et le remettre en arrivant au gîte suivant suivant où on peut. Je ne suis jamais restée sans vêtements propres.
Départ vers 7h30, il y a quand même pas mal de kilomètres mais pas de dénivelé important, en réalité, c'est même assez plat.
Petit coup d’œil en arrière avant de vraiment m'élancer
Regard vers l'ouest : céréales, céréales, céréales.
Parfois une horrible odeur arrive au nez, alors on sait qu'une porcherie n'est pas loin et là, c'est de l'industriel, rien à voir avec les petits cochons sous les chênes qui, au moins mourront après avoir été heureux.
Un peu monotone même si on devine quelques couleurs vers le fond. C'est le lieu de grandes cultures. Le chemin semble long, long, pas très folichon. Pourtant on traverse deux villages. Le premier à 6,5 kilomètres où je cherche un bar pour prendre un bon café. ça fait du bien et ça redonne de l'énergie.
Non, il n'est pas 4h20, il est 10h08 et je quitte Calzadilla
Ce petit oiseau n'a l'air de rien mais il m'a bien amusée car, je désirais le prendre en photo. Il a par deux fois changé de place pour me narguer et dès que j'ai réussi à le prendre, il s'est envolé. C'est peut-être un signe ? Je cherche ! Je ne m'appelle pas Ste FrancoisE d'Assise et les oiseaux ne viennent pas manger dans ma main.
Je continue mon chemin et voit Robert assis par terre, c'est son style, il se repose souvent et c'est peut-être le secret de la réussite et un anti douleur naturel. Mon tempérament inhibe ce désir de repos. J'ai toujours envie d'être arrivée avant d'être partie. En dortoir, je n'aime pas dormir en haut et évidemment, les derniers arrivés dormiront en hauteur.
Derrière ce sont Arie et Clarie. On se suit ou on se précède selon les moments et les arrêts de chacun.
Bon ! cette fois il va falloir contourner, d'ailleurs je ne suis pas la première et merci à ceux qui prennent soin de nous soit en mettant des pierres, soit en mettant des petits ponts, les hollandais me précèdent. Mais pourquoi sont-ils arrêtés plus loin ?
En effet un vaste "lac" barre le chemin et je ne crois pas avoir choisi la solution la plus facile qui eut été de franchir ce passage pieds nus. Il m'a fallu marcher sur des troncs branlants au risque de me casser la margoulette. Heureusement Arie m'a aidé. Mais après on n'a pas choisi la bonne solution : le sol était détrempé et tellement boueux que les pieds enfonçaient sur 10 centimètres, recouvrant les chaussures d'une boue qui pesait 10 tonnes..
Pas mieux ici
Puis c'est de nouveau la monotonie des oliviers, vignes... Alors je me lance dans la photo de perspective !!!
Pour atteindre le deuxième village : Puebla de Sancho Peréz. Il ne reste plus que 4,3 kilomètres... J'en ai marre !!! Il est 13h35 et j'ai faim ! En fait dans mon sac j'ai des petits gâteaux mais j'ai la flemme de les sortir. Enlever le sac, c'est trop fatigant pour moi : je dois enlever d'abord mon petit sac de devant qui tient par 4 attaches avant de défaire le sac à dos.
Enfin c'est Zafra et son entrée un peu longue qui ajoute des kilomètres mais le gîte n'est pas loin et il fut un de mes bons souvenirs.