Saint Jacques de Compostelle le 04/04/2025, De Valdesalor à Caceres, 11 km
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Ce jour-là, il y avait peu de kilomètres et nous sommes partis, mes amis québécois et moi, un peu plus tard. A 8h20 nous avons pris le chemin après un petit déjeuner d'usage dans un bar proche.
Serge et Nicole devaient rester deux jours à Cacerés car des amis les rejoindraient quelques jours plus tard et ils étaient en avance. Ils pensaient bien se reposer un peu et avaient loué un appartement agréable où ils pourraient faire la cuisine comme ils l'entendraient et... J'étais invitée à dîner, merci les amis. Après nous ne nous reverrions plus. Il en est ainsi du chemin, on sympathise mais inexorablement on se sépare, c'est comme dans la vie mais en raccourci !
La pluie avait fait son apparition, assez violente et j'allais essayer mon système de parapluie mains libres : attaché en deux points, 1 sur le sac avec une petite sangle et idem un peu plus bas.
Les photos ne seraient que des photos de téléphone, j'avais rangé mon appareil dans une pochette en plastique dans sa petite sacoche accrochée à un système ingénieux que m'avait conseillé Élisa du blog "petits bonheur : Alpes de Haute Provence" ( https://www.elisagilbert-photography.com/ )
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Le chemin était détrempé et très vite, ça a fait "splatch, splatch" dans mes chaussures.
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Je naviguais de droite et de gauche cherchant à éviter les flaques et la boue et parfois, je m'en fichais, de toutes les façons les pieds étaient trempés.
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Le midi, j'ai déniché un petit restaurant et j'étais presque à l'heure espagnole, 13h40. La carte avait l'air pas mal même si je ne comprenais pas ce que cachaient ces plats et j'ai choisi un peu au pif.
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Le premier était sensé être des œufs brouillés avec des légumes... C'était immangeable, les haricots étaient pleins de fils !
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Le deuxième était meilleur, du poisson enrobé de pâte à frire. Tout est frit en Espagne et je crois bien avoir mangé des frites à presque tous les repas, ainsi qu'un nombre incalculable de salades (ensalada mixa, Russia........) avec beaucoup de salade, des tomates insipides et thon en boîte, œufs durs...
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Le dessert fut correct mais c'est pareil, il y a toujours de la chantilly et je doute, sans pouvoir l'affirmer que ce soit "fait maison". Malgré tout, un dessert, c'est rarement mauvais !
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Pour conclure sur les repas, il y a bien sûr de très bons restaurants mais la tendance est toujours à la friture. Chez eux, on peut supposer que les espagnols mangent plus équilibré.
J'avais réservé dans une auberge pour 16 euros la nuit, cette fois en dortoir, je ne pouvais me permettre les hôtels à 30 euros tous les soirs. Je me suis installée sur un lit du bas et deux autres lits étaient retenus par deux messieurs qui visiblement dormaient là régulièrement. C'était probablement des ouvriers à la saison. L'un des deux était obèse et visiblement avait de gros problèmes respiratoires. La nuit par trois fois, il toussa d'une vilaine toux et fut obligé de s'asseoir pour mieux respirer. Il m'a fait vraiment de la peine. Sont arrivés deux anglais qui ont pris les deux lits du haut, ce qui restait. Je me suis débrouillée pour mettre mes vêtements, que j'avais lavés, à sécher sur les montants du lit mais pour les chaussures, c'était peine perdue, malgré les tonnes de papiers que j'ai bourrés dedans et changés par deux fois, toujours pas de chauffage, il faisait très humide.
L'autre "ouvrier" était un brave type qui possédait une guitare. Il nous demanda s'il pouvait en jouer, quelle délicatesse... Bien sûr que OUI et même si ça ne fut pas de la grande musique, ce fut le rayon de soleil de ma journée un peu triste. Cet homme m'a émue et je lui souhaite le meilleur. Ce sont tous ces petits moments qu'il faut garder et ne pas oublier.
L'un des deux anglais (un peu bizarre, peu causant) a sorti de son sac un petit nécessaire de peinture aquarelle, c'est plutôt sympathique, mais quand je lui ai demandé si je pourrais photographier le résultat j'ai eu droit à un NO très british. C'était son droit, bien sûr et je peux le comprendre.