Le 24/06/2017: Le château d'Angeville
26 juin 2017
A l'occasion des portes ouvertes, certains châteaux ont joué le jeu.
Nous en avons profité et le premier château fut celui d'Angeville à Hauteville-Lompnes (895 m d'altitude).
Ce château date primitivement du XI ème siècle. Ce fut une possession des comtes de Savoie, château défensif mais confié à des châtelains
qui devaient rendre des comptes de la châtellenie. C'est ainsi que l'on connaît le coût d'entretien général du château.
Il fut très convoité au XIV ème par le Dauphiné et le Royaume de France.
Les tours du château servaient de prison car le châtelain rendait la justice pour des délits mineurs.
Après le rattachement à la France en 1601, le château revient à la famille d'Angeville en 1657 et qui restera dans cette famille jusqu'au XX ème siècle.
Le château fut vendu en 1912 pour servir d'hôtel qui ferma pour cause de guerre. En 1917 il fut vendu à la Croix-Rouge qui le transforma en sanatorium.
Le dernier étage de la bâtisse montre encore la galerie où les malades prenaient le bon air.
Depuis 1970, il est transformé en centre de réadaptation et depuis 2016 il accueille des personnes âgées dépendantes.
Quelques personnes illustres ont marqué la vie de cette bâtisse:
- Henriette d'Angeville (1794-1871) est née en prison.
Elle est surnommée la fiancée du Mont-Blanc car ce fut la première femme qui alla à pieds et non portée au sommet du Mont-Blanc.
Non sans difficultés d'ailleurs puisqu'elle fut atteinte du mal des montagnes mais insista, malgré des périodes d'effondrement pour poursuivre jusqu'au bout.
Ses guides, une fois arrivés la portèrent dans leurs bras car elle voulait être plus haute que le Mont.
A noter son habillement et son chapeau.
- Son frère Adolphe d'Angeville (1796-1856).
Il fit une carrière militaire puis devint Maire de Lompnes (prononcer Lône) puis député de l'Ain.
Il contribua au développement des fruitières et des voies de communication.
- Le poète Aragon qui passa deux étés avec sa mère en vacances (1905 et 1906). Ce séjour lui a inspiré le roman "les voyageurs de l'Impériale" (1942)


A droite, la galerie pour le "bon air"

Le pigeonnier: seuls les nobles pouvaient en posséder mais ils furent souvent détruits à la révolution.

Ce "truc" c'est une bichette, mesure à grain semble-t-il. Je l'aurais bien vu comme mes futurs lavabos.

Une tombe d'un chien, pierre de récupération, l'inscription n'a rien à voir avec le sujet.

Vue sur les carrières de pierre d'Hauteville (le socle de la statue de la liberté à New-York par exemple)

Et du bord de la terrasse, vue sur la petite partie ancienne de la ville.

Pour des précisions sur l'exploit d'Henriette, voici un lien: