Laissez-moi vous conter la légende liée à ces gorges : 

Cela se passait il y a bien longtemps, du temps où les seigneurs vivaient noblement dans leur château et régnaient sur de vastes terres. Diane venait d’épouser le Comte de Montrottier. C'était une jolie femme, tout comme le compte qui de plus était habile dans le maniement des armes. Tous les espoirs étaient fondés pour la réussite de ce mariage.

Cependant le comte était assez pervers et fréquentait d'autres seigneurs peu recommandables. Ils partaient à la chasse qui se terminait par de grandes beuveries auxquelles Diane refusa de participer. Elle fut donc délaissée par son mari et s'ennuyait.

Un jour elle décida de sortir se promener dans les bois de l’autre côté des gorges. Son page, charmant jeune homme l'accompagnait lui ouvrant la voie. Il était follement amoureux d'elle, bien qu'elle ne s'en doutât point.

Elle sortit chaque jour avec son page. Un après-midi dans le "Bois du Poète", elle rencontra un cavalier, c'était le Comte de Pontverre qui visitait ses terres. La jeune femme en tomba éperdument amoureuse et pour le rencontrer elle s'arrangea pour tromper la vigilance de son page en sortant par une porte dérobée. Mais un soir, il s'en aperçut et partit à sa recherche dans la nuit. Un hennissement de cheval le mit sur la voie et il découvrit le couple amoureusement enlacé.

Fou de jalousie il partit tout raconter à son maître, le Comte de Montrottier qui entra dans une grande fureur.

Le lendemain le comte annonça qu'il partait pour la journée, ruse de sa part. Folle de joie, Diane monta en haut de la tour pour faire signe à son amant qu'il pouvait la rejoindre. Il arriva au galop en passant par un pont de pierre qui franchissait les gorges et arriva dans le bois sous le château où l'attendait Diane. Occupés par leurs étreintes ils n'entendirent pas assez tôt le galop d'un cheval, celui du Comte de Montrottier. Diane se jeta dans le bois et son amant sauta à cheval et partit ventre à terre par un sentier oblique en direction des gorges qu'il s'apprêtait à franchir d'un saut. Le page qui s'était tapi là, vit que le jeune homme allait réussir à s'échapper et s'accrocha à la queue du cheval dans l'espoir de le ralentir mais le cavalier avait déjà pris son élan et le page se trouvait dans les airs, suspendu à la queue. Pour libérer sa bête, le jeune cavalier trancha la queue de son cheval avec son épée. Le jeune comte allégé réussit à se sauver mais le page tomba au fond du précipice et se fracassa.

On dit que 12 fées attendries par cette tragédie d'amour recueillirent son jeune corps et l'ensevelirent dans la mer des rochers où le courant l'avait déposé sous un mausolée fait d'un énorme bloc posé sur trois pierres plus petites qu'on appelle encore la pierre des fées.

Il parait que par les belles nuits d'été, les soirs de pleine lune, on entend des gémissements mêlés au tumulte des eaux, c'est le petit page resté inconsolable et qui pleure. Quant à Diane, son mari la fit enfermer dans une chambre tout en haut du château jusqu'à sa mort. 

Bien triste histoire. Ainsi le pont qui franchit les gorges et où on entendait les voitures passer s'appelle le Pontverre. 

Nous passerons donc aux choses sérieuses avec quelques panneaux explicatifs...

 

 

 

 

 

A la sortie des gorges, des lapiaz assez impressionnants. Quelques jeunes (en dehors du site) sautaient dans l'eau sans peur... J'aurais été terrorisée. 

 

 

 

Sans oublier quelques phénomènes pour le moins curieux : des racines envahissantes et des visages énigmatiques, peut-être est-ce encore un coup des fées.

 

 

 

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