Dans le guide, ils appellent ça une petite étape, bon, tout est relatif !

Ce jour-là était en demi-teinte, le départ se faisait sur la route jusqu'à Baños de Montemayor. Route on ne peut plus dangereuse, je passais d'un côté à l'autre en fonction des tournants pour rester visible au maximum, ce qui n'empêchait pas certaines voitures de me frôler. J'ai eu vraiment peur. Il y a beaucoup plus de pèlerins qu'autrefois sur ce chemin de la Plata, il faudra certainement penser à aménager un minimum, au moins sur le bas-côté dans les portions comme celle-ci.

Et puis aussi de belles parties dont on profite malgré la pluie qui parfois montrait le bout de ses gouttes, mais elle est restée finalement dans le ciel et tombera en abondance le soir. En tous cas, il ne faisait pas bien chaud et il ferait encore plus froid à 800 mètres d'altitude.

Je n'avais pas trop le moral et broyais un peu le noir, mon talon m’inquiétait quand même et le matin j'ai pris un ibuprofène pour l'oublier. Après quelques recherches sur YouTube, j’avais vu que ça pouvait être une aponévrosite plantaire, ce qui n'était pas très réjouissant (maladie qui touche souvent les sportifs et reste longtemps invalidante). J'ai donc commencé les exercices de rééducation trouvés sur ce même YouTube, tous les soirs.

Mais, il y a toujours quelqu'un pour tromper le mauvais œil et arrivée à Baños de Montemayor, j'ai retrouvé au bar les deux compères Paul et Fergus ainsi que deux anglais, Kyttie, d'origine Hong-Konguaise elle tenait à le préciser et John, un amusant personnage car très, très bavard, mélangeant l'espagnol et l'anglais et en admiration devant sa femme (quel bonheur pour elle). Paul a absolument tenu à m'offrir un gâteau à la crème et le cappuccino. Trop gentils !  Je suis repartie avant eux, convaincue qu'ils me rattraperaient sans problème.

Le départ

 

Borne milliaire

Mauvais côté de la route, on ne me voit pas mais c'était juste pour la photo.

 

A Baños de Montemayor

Portion de voie romaine que l'on retrouvera aussi un peu plus tard. Il va falloir monter jusqu'à 945 mètres d'altitude !

Mais d'abord arrêtons-nous un peu dans ce bourg. Outre le fait qu'elle connut son apogée du temps des romains, c'est aussi un village de cures thermales. Baños veut dire "bains" : des sources jaillissent à 42 degrés et possèdent des propriétés contre les rhumatismes (j'aurais pu aller y mettre mes pieds !!!)

 

 

Vue sur le village de Montemayor

Au milieu de la côte, j'ai rencontre un français lourdement chargé, il portait en plus une tente dont il ne se servait pas et voulait arriver à Salamanque pour la renvoyer par la poste. C'était sur les conseils d'un ami qu'il l'avait prise et le regrettait. Il lui était arrivé une mésaventure : A sa première étape après Séville, il s'était embourbé les pieds juste avant d'arriver à Guillena et la semelle d'une de ses chaussures s'était décollée ! Il lui avait fallu retourner à Séville pour racheter de quoi se chausser mais ses nouvelles chaussures l'avaient blessé et il traînait de très grosses ampoules sous le pied et au gros orteil. Courageux le bonhomme !

 

 

 

 

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