Je vois que j'ai noté sur mon petit carnet qui m'accompagne partout que c'est en voyageant de cette manière qu'on s'aperçoit combien précieuses sont chaque chose que l'on possède, y compris le petit sac en plastique qui servira par exemple à ranger la banane pour ne pas qu'elle s'écrase partout ou bien ranger l'appareil photo si on traverse une rivière, en cas de chute... N'en est-il pas ainsi dans notre vie, savoir utiliser ce qui est utile pour notre bien-être et savoir faire la part de l'utile et de l'inutile... Pas facile !

La sortie de Merida est monotone jusqu'au réservoir de Proserpine où le plaisir du cheminement a refait surface. Puis on emprunte une agréable piste de campagne avec chemins sableux bordés de chênes verts et de vignes. Il faisat encore beau et même un peu chaud et ce jour-lài, le sac me paraissait moins lourd, même si les derniers kilomètres semblent toujours longs et ça monte avec 400 mètres cumulés.

Mes québécois étaient toujours présents de loin en loin et parfois un petit bonjour où on cheminait ensemble mais je les laissais partir. Ce jour-là je me suis arrêtée pour grignoter et poser le sac plusieurs fois, je ne me sentais pas pressée.

Ma fesse me taquinait encore parfois et le soir, je tentais quelques étirements et postures de yoga (posture du chien et posture de l'enfant pour ceux qui connaissent).

J'ai quitté Merida au lever du soleil.

Au début, la route, bouh, heureusement il y avait une piste cyclable.

Asphodèles et j'apprends juste maintenant que c'est une plante comestible.

Et c'est ainsi que je suis arrivée au réservoir de Proserpine.

Le barrage romain de Proserpine est à l'origine de l'un des systèmes d'approvisionnement en eau d'Emerita Augusta (Merida), à travers un pipeline qui atteignait la ville via l’aqueduc de Los Milagros  (vu dans un post précédent). Des études ont permis de dater la structure d'origine entre le 1er et le 2ème siècle de notre ère. Le barrage a une capacité de 5 millions de mètres cubes. Aujourd'hui le barrage a une vocation sociale, récréative et culturelle.

Reflets

 

 

 

 

Et voilà, je me suis éloignée...

Peut-être des vaches de race Angus aux belles cornes.

De nombreux ruisseaux où j'ai remarqué quelques petites fleurs blanches.

Quelques restes de constructions romaines

 

Encore un à traverser sur les pierres car, on ne dirait pas, mais la hauteur d'eau était suffisante pour mouiller les chaussures.

Et c'est ainsi, qu'après environ 13 kilomètres, je suis arrivée au village de El Carrascalejo.

 

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